(You can choose or or both)

Saturday, June 07, 2014

'The' war ... 'La' guerre

Je suppose qu'arrivés au 70ème anniversaire du débarquement, on arrive à la fin de l'époque où on pouvait parler de 'la' guerre en sachant que tout le monde savait de laquelle on parlait.

Peut-être que j'ai une plus sensibilité historique exacerbée, mais même si je suis née bien après la guerre (mes parents sont nées après la guerre !), je crois qu'elle était quand même 'imprimée' sur le conscient collectif de ma génération. On n'avait pas vécu de guerre, mais on était intensément conscient de cette bonne fortune.

Je ne sais pas si c'est possible de transmettre cette conscience plus loin: Je ne crois pas que la génération de mes parents, ou de leurs parents aient intentionnellement transmis quoi que ce soit. C'était simplement là.

On pourrait craindre qu'avec le passage du temps, les gens pourront oublier les horreurs et moins se méfier des influences guerrières: Malheureusement, l'histoire nous montre que même des souvenirs tout récents n'empêchent pas un retour à la guerre (14'-'18 à '39-'45 n'était qu'une génération).

Voilà un diaporama qui est très touchant: en partie parce que c'est un exemple concret du passage du temps, des souvenirs qui s'estompent, du fait que des choses du passé seront inévitablement perdues ou oubliées pour toujours.

Ephémérité, fragilité, mortalité, finitude.

Tout ça, quoi.

I guess at the 70th anniversary of D-Day, we're probably moving into a period where you can no longer talk about 'the' war and be sure everyone knows which one you're talking about.

Maybe my historical antennae are too sensitive, but even if I was born well after the war (my parents were born after the war), I feel that it was still imprinted on the 'national psyche' of my generation. We'd never lived through a war, but were intensely aware how fortunate we were.

I'm not sure it's possible to transmit that awareness to the next generation: I'm not sure that my parents' or grandparents' generation intentionally transmitted it to ours. It was just there.

One might fear that with the passing of memories, people might forget the horrors and be less wary of warmongering: unfortunately history seems to demonstrate that even recent memories don't necessarily prevent war (14'-'18 to '39-'45 was only one generation).

This slide show is very moving, partly because it's a visible expression of the passing of time, of fading memories, of the fact that some things from the past will irretrievably be lost or forgotten forever.

Transience, frailty, mortality, finitude.

And all that.

Thursday, June 05, 2014

Etre et devenir

Un film sur l'école à la maison, en français ?!



On croirait être tombé sur la tête, mais ça existe.

Le site officiel.

Voilà un sympathique article par quelqu'un qui l'a vu (suis jaloux, les chances que ça arrive jusqu'à la Suisse sont miniminime, je crains).

OK, je craque, j'achète le DVD.
A french film about homeschooling, who'd a believed it?!



Unfortunately, I suspect it's not likely to get as far as Swissland, so I've ordered the DVD.

Wednesday, June 04, 2014

Bike & Horse ... Vélo & cheval

Quelques week-end en arrière, on a eu une journée bien remplie: le matin un 'gymkhana' pour les vélos, où Kalia a appris à négocier ces bosses (après être tombée quelques fois).
A few weekends back we had a busy Saturday: in the morning a gymkhana for bikes. Kalia learnt to ride over these bumps, and a few other tricks.

L'après-midi c'était "l'entrainement" pour une future sortie à cheval avec "l'équipe diabète" (ici 5 enfants avec le diabète).
In the afternoon, we went for 'horse practice', in preparation for a horse ride in a couple of weeks time. This is with the local 'team diabetes': all 5 kids in this photo have diabetes.

D'abord il a fallu apprendre à s'occuper du cheval .
First they had to learn to take care of the horse

Et ensuite, place au promenade!
Then they went for a ride!


Monday, June 02, 2014

Birthday

Pour mon anniversaire j'ai reçu:
  • Deux bouteilles de whisky
  • Une bouteille de grappa
  • Deux livres en lien avec la foi
  • Des partitions pour l'orgue
  • Le kit Lego de R2-D2.

Etonnement révélateur...
For my birthday I got:
  • Two bottles of whisky
  • One bottle of grappa
  • Two faith-related books
  • Organ sheet music
  • The R2-D2 Lego kit.

Which I actually found quite revealing...

Wednesday, May 28, 2014

Diaversary

C'était il y a un an, aujourd'hui, ça fait:
2127 tests de glycémie.
3737.5 unités d'insuline
122 changement de canules
et une sacrée adaptation pour toute la famille.
It was one year ago today, that's:
2127 blood sugar tests
3737.5 units of insulin
122 canula changes
and an incredible adaptation for the whole family.

Friday, May 23, 2014

Groves/Darby - 5

Dernier épisode du 'feuilleton', où Groves explore à nouveau ce besoin de Darby de 'se séparer' pour rester dans le juste. :
Je vous écris à vous plutôt qu’à H- et C- parce que nous deux étions les premiers à agir selon ces principes. Je désire vraiment suivre leur exemple de foi et d’amour. Ils m’ont écrit deux lettres très longues et aimables, auxquelles j'espère répondre correctement, point par point dans un petit traité que j'ai l'intention d'écrire au cours de mon voyage, et que je pourrais ensuite publier.

Je regrette de ne pas vous rencontrer à Bristol, car il y avait beaucoup de choses que j'avais à vous dire concernant Rhenius, ainsi que d'autres sujets liés à l'Inde. Le désir de mon cœur est de partager librement avec vous et les autres frères, parce que je n'ai pas de désaccord avec vous concernant la vérité de la puissance et de la paix de l'Evangile. Je n'ai même pas de désaccord avec vos objectifs et principes de ministère. Mon désaccord est purement lié à la manière dont vous vous sentez obligé de parler pour le bien, contre le mal. Si je suis invité chez quelqu'un en tant que
visiteur, personne ne va me tenir pour responsable de la façon dont la maison est ordonnée, ni considérer ma visite comme une approbation de l'état de la maison. Ils pourraient venir à ma maison et former un jugement, mais même dans ce cas, si je n'étais qu'un parmi plusieurs responsables, aucune personne sensée ne me tiendrait responsable de choses auxquelles je me serais opposé, mais que j'aurais toléré pour le plus grand bien, ou pour éviter un plus grand mal.

Vous direz peut-être que les gens ne font pas la distinction, et que mon témoignage est dilué si je ne suis pas complètement séparé ; non seulement dans mon cœur et mes actes, mais complètement séparé de toute sorte de faux système. Ma réponse est que Dieu
peut faire la distinction. C’est lui le juge à qui nous devons rendre des comptes, et je m’en remets à son jugement.

Il y a ceux qui disent que je ne devrais avoir aucune communion avec les Scotts, en raison de leurs doctrine de la Cène ; d'autres disent que je ne devrais avoir aucune communion avec vous, à cause de votre point de vue sur le baptême ; d'autres avec l'Église Anglicane, en raison de leur opinion sur le ministère. Mon approche est de les accepter tous. Mais si - comme vous - je devais rejeter tout ce que je croyais être faux, je devrais les rejeter tous. À mon avis, chacun pèche contre les pensées et l'esprit du Christ, et chacun a des défauts graves ; ce n'est pas mon rôle de juger quels péchés sont les plus grands. Mais je préfère profiter de notre fraternité et vie commune dans l'Esprit, et l'utiliser comme une base sur laquelle parler avec eux des endroits où ils sont peut-être en erreur - tout en reconnaissant leur grâce et leur fidélité, leur piété et leur honnêteté.

Je suis loin d'être convaincu que la séparation de ce qui est bon pour lutter contre le mal est la manière dont
Dieu opère. J’aurais naturellement tendance à être plus unis à ceux que je sens le plus proche de la vie et de la puissance de Dieu. Mais je suis libre de visiter d'autres églises - même celles avec de nombreux défauts - tout comme je suis libre de visiter la maison d'un ami, même s'il ne gèrerait pas sa maison comme je le ferais. Comme je l'ai dit, dans les deux cas, je pense qu'il serait déraisonnable et peu aimable de quiconque de me juger pour cela, en revanche je le laisse libre de juger lui-même.

Cher frère, rien de tout cela ne m'empêchera de continuer à vous écrire sur l'Inde. Je suis profondément convaincu que votre esprit généreux et ouvert, qui a été enseignée par le Seigneur, se libérera un jour de ces limites que d'autres personnes à l'esprit étroit lui ont imposées. Ensuite, vous allez de nouveau être plus intéressé par la croissance de
tous les membres de la Tête vivante, que d'être la figure de proue pour des petites communautés isolées, si nombreuses soient-elles. J'ai de l'amour et du respect pour votre position dans l'Eglise de Dieu, mais je reste profondément convaincu que votre influence spirituelle était d'autant plus grande quand vous étiez libre de participer à de nombreuses assemblées différentes, partageant la vie et la puissance de l'Evangile avec eux. Ainsi j'ai écrit tout ceci comme preuve de mon amour, confiant que vous serez capable de juger le contenu à son propre mérite et vérité, et non à cause de celui qui l’écrit.

Très affectueusement dans l'Evangile,
This is the last installment from this letter. I hope you've had the time to read and benefit from it. Here Groves once more explores Darby's need to 'separate' from everything he disagrees with:
I am writing to you because we were the first to act on these principles, rather than to H— and C—, whose faith and love I truly desire to follow. They have written me two very long and kind letters, which I hope to answer properly, point by point in a little tract which I intend to write during my voyage, and which I may subsequently publish.

I regret not meeting you in Bristol, as there were many things I had to say to you concerning Rhenius, as well as other subjects related to India. My heart’s desire is to share freely with you and the other brothers, because I don’t have any disagreements with you concerning the truths of the power and peace of the Gospel. I don’t even disagree with your objectives and principles of ministry. My disagreement with you is purely related to the manner in which you feel obliged to speak for good, against evil. If I am invited to someone’s house as a
visitor, no-one is going to hold me responsible for the way the house is ordered, or even consider my visit as approving the state of the house. They might come to my house and form a judgement, but even in that case, if I was one amongst many responsible, no right-thinking person would hold me responsible for things which I had been against, but which I had tolerated for the greater good, or to avoid a greater evil.

You may say that people can’t tell the difference, and my testimony is diluted unless I am completely separated – not just in my heart and acts, but completely separated from all kinds of false systems. My answer is that God can. He is the judge to whom we must give account, and I am content to leave my case to his judgement.

There are those who say I should have no communion with the Scotts, because of their views on the Lord’s Supper; others say I should have no communion with you, because of your views on baptism; others with the Church of England, because of their views about ministry. My approach is to accept them all, but if – like you – I were to reject anything that I believed to be wrong, I would have to reject them all. In my view, each one sins against the thoughts and spirit of Christ, and each one has serious failings – it is not my role to judge which sins are greater. But I prefer to enjoy our brotherhood and shared life in the Spirit, and use that as a basis on which to talk with them about the places in which they may be wrong – while recognising their grace and faithfulness, their godliness and honesty.

I am far from convinced that separating from what is good in order to combat evil is
God’s way of doing things. I would naturally tend to be most united with those who I feel to be closest to the life and power of God. But I am free to visit other churches – even those with many failings – just as I am free to visit a friend’s house, even though he might not manage his house as I would. As I have said, in both cases, I think it would be unreasonable and unkind for anyone to judge me for this, though he is free to judge himself.

Dear brother, none of this will prevent me from continuing to write to you about India. I am deeply convinced that your generous and open spirit, which has been taught by the Lord, will one day break free from the limits that other, narrow-minded people have imposed on you. Then you will once again be more interested in the growth of
all members of the living Head, than in being the figurehead for any number of little isolated communities. I honour, love and respect your position in God’s church, but I remain convinced that your spiritual power was so much greater when you were free to participate in many different congregations, sharing the life and power of the gospel with them. And so I have written all this as a proof of my love, confident that you will be capable of judging the contents for its own merit and truth, and not by who is writing.

Yours very affectionately in the gospel,

Groves/Darby - 1
Groves/Darby - 2
Groves/Darby - 3
Groves/Darby - 4
Groves/Darby - 5

Thursday, May 22, 2014

Don't save me ... Ne me sauvez pas

Cet article est vraiment frappant, et surtout fascinant dans un context d'école à la maison:

La vie en Nouvelle-Angleterre puritaine était tellement difficile que les enfants qui ont été enlevés par les Amérindiens ont souvent refusé de revenir. Eunice Williams, enlevée en 1704 à 7 ans, a refusé de quitter les Mohawks de Kahnawake, malgré les supplications de son père - elle avait oublié la langue anglaise et avait adopté les vêtements et la coiffure indienne. « Elle est obstinément résolu à vivre et mourir ici », écrit-il, « et ne daigne même pas me regarder gentiment ». Les Mohawks étaient beaucoup plus indulgents envers les enfants que les colons, et les femmes étaient considérées égales aux hommes et jouaient un rôle essentiel dans la société et la politique. Eunice a épousé un Mohawk et a vécu avec lui pendant un demi-siècle.

Un captif qui est revenu, Titus King, a raconté que beaucoup de jeunes captifs ont répondu de manière similaire. « En l'espace de six mois ils abandonnent père et mère, oublient leur propre terre, refusent de parler leur propre langue & semblent entièrement ‘engloutis’ par les indiens ». En 1753, Ben Franklin a écrit:

Quand un enfant indien a été élevé parmi nous, qu’il a appris notre langue et s’est habitué à nos coutumes, s’il retourne voir sa famille ne serait-ce qu’une fois, on ne pourra jamais le persuader à revenir. ... Quand les blancs des deux sexes ont été faits prisonniers jeunes par les Indiens, et ont vécu un certain temps parmi eux, même s’ils sont rachetés par leurs amis, et traités avec toute la tendresse imaginable pour les convaincre de rester parmi nous, en très peu de temps ils se dégoûtent de notre manière de vie, de tout le travail et peine qui sont nécessaires pour l’entretenir, et prennent la première bonne occasion de s'échapper de nouveau dans les bois, d'où il est impossible de les récupérer.
James McCullough, un garçon de 14 ans qui a vécu avec les Indiens depuis ses huit ans, a dû être ramené dans les fers, ses jambes attachées sous le ventre de son cheval et les bras attachés derrière son dos. Même après cela, il s'est échappé et est retourné à sa famille indienne. Souvent les enfants ‘rachetées’ par les Anglais « pleuraient comme s'ils devaient mourir quand ils nous ont été présentées ». Les Indiens libéraient les enfants des obligations de travail auxquels ils étaient confrontés dans les colonies : les garçons chassaient, pêchaient et ramassaient des noix ; les filles cultivaient le maïs, mais n'avait pas de maître « pour nous surveiller ou nous pousser, ainsi nous pouvons travailler tranquillement, à notre guise. »

(De Steven Mintz, Huck’s Raft: A History of American Childhood, 2004)
This article is astounding, and fascinating in the context of homeschool.

Life in Puritan New England was so hard that children who were abducted by Native Americans often refused to come back. Eunice Williams, abducted in 1704 at age 7, refused to leave the Kahnawake Mohawks despite her father’s pleas — he found she had forgotten the English language and adopted Indian clothing and hairstyle. “She is obstinately resolved to live and dye here,” he wrote, “and will not so much as give me one pleasant look.” The Mohawks were much more indulgent of children than the colonists, and women were counted equal to men and played an integral role in society and politics. Eunice married a Mohawk and lived with him for half a century.
A returned captive named Titus King reported that many young captives responded similarly. “In Six months time they Forsake Father & mother, Forgit thir own Land, Refuess to Speak there own toungue & Seeminly be Holley Swallowed up with the Indians.” In 1753 Ben Franklin wrote:
When an Indian Child has been brought up among us, taught our language and habituated to our Customs, yet if he goes to see his relations and makes one Indian Ramble there is no perswading him ever to return. … When white persons of either sex have been taken prisoners young by the Indians, and lived awhile among them, tho’ ransomed by their Friends, and treated with all imaginable tenderness to prevail with them to stay among the English, yet in a Short time they become disgusted with our manner of Life, and the care and pains that are necessary to support it, and take the first good Opportunity of escaping again into the Woods, from whence there is no reclaiming them.
A 14-year-old named James McCullough, who lived with the Indians for eight years, had to be brought back in fetters, his legs tied under his horse’s belly and arms tied behind his back. Even so he escaped and returned to his Indian family. Children “redeemed” by the English often “cried as if they should die when they were presented to us.” The Indians freed children of the work obligations they faced in the colonies — boys hunted, caught fish, and gathered nuts; and girls cultivated corn but had no master “to oversee or drive us, so that we could work as leisurely as we pleased.”

(From Steven Mintz, Huck’s Raft: A History of American Childhood, 2004.)

Tuesday, May 13, 2014

St John's


Nouvelle église, nouvel orgue dimanche passé. Rebecca est venue avec moi et c'est elle qui a pris des photos. Elle était d'accord de venir à condition de mettre sa robe de princesse "pour que les gens me regardent et disent que je suis belle" (!).
New church, new organ last Sunday. Rebecca came with me and took the photos. She agreed to come with me as long as she could where her princess dress: "So that people will look at me and say I'm beautiful" (!).

Monday, May 12, 2014

Homeopathy ... Homéopathie

Généralement dans les média et dans l'esprit de nos concitoyens, la foi (ou 'la religion') et rangé dans les barricades en face de la science: les deux seraient dans un conflit acharné et irréconciliable.

Mais sur le sujet de l'homéopathie, on peut être d'accord, même si ce n'est pas pour 100% les mêmes raisons.

Du moins c'est ce que je croyais. Mais ici en Suisse, j'ai été surpris d'abord par le nombre de gens qui croient 'dur comme fer' en l'homéopathie (et d'autres trucs encore moins 'orthodoxes'), et du nombre de croyants qui n'y voyaient pas de problème.

J'avais appris que l'homéopathie avait au mieux des origines 'bizarres', sinon carrément occultes. J'ai cherché quelques ressources sur internet, mais rien trouvé sur super authoritatif dans un sens ou dans l'autre: le fait que le 'concepteur' de l'homéopathie ait été (apparemment) intéressé par la spiritualité orientale n'incrimine pas a fortiori sa création (à mon avis).

Qu'à cela ne tienne. L'homéopathie est de toute façon 'maléfique' à partir du moment où ça promet la guérison à quelqu'un qui en conséquence renonce à une thérapie 'traditionnelle' (pour le paludisme, par exemple!).

Personnellement, je tirerais plutôt mes conclusions du côté scientifique. Dans ce domaine il y a un parallèle intéressant avec la foi, qui est difficile à intégré pour notre génération 'X': Mon expérience n'est pas suffisant pour invalider la vérité.

C'est ce qu'un théologien vous dira par rapport à la Bible: que le Seigneur vous ait 'dit' que vous deviez divorcer votre femme et en épouser une autre ne fait pas le poids face aux multiples injonctions des écritures.

Et c'est ce qu'un scientifique vous dira par rapport à la médecine: le fait que la cousine de votre voisine s'est remise de son lumbago il y a 6 mois, après avoir pris de l'eau diluée avec de l'eau ne fait pas le poids par rapport à la médecine fondée sur les faits (ou Evidence-Based Medicine). 

Si vous avez un peu de temps, (et l'anglais), il y a un excellent article ici qui explique l'effet placebo, et comment on peut construire des tests de façon à l'écarter quand on veut savoir l'efficacité de tel ou tel remède.

Les autorités australiennes sont aussi en train de travailler sur un 'meta-étude' (qui regroupe les résultats d'un ensemble d'autres études) sur l'efficacité de l'homéopathie pour de nombreuses maladies. (http://edzardernst.com/2014/04/the-most-thorough-and-independent-assessment-of-homeopathy-ever/) 

PS: http://www.tylervigen.com/ 

In the media, and increasingly in the minds of the public, faith (or 'religion') and science are stuck in an unending unresolvable fight to the death.

But homeopathy is at least one subject where the two should agree, though maybe not for exactly the same reasons.

Or at least so I thought. Here in Switzerland, I was quite surprised by the number of people who were fervent believers in homeopathy (and other even less 'orthodox' stuff), and especially by the number of Christians who had no problems with it.

I had learnt that homeopahy had murky, if not occult, origins. Having searched briefly on the internet, I don't know that I've found an authoratative source on the subject either way: I'm not sure that the fact that its creator was interested in Eastern spirituality is sufficient to incriminate his creation.

But that doesn't matter: homeopathy is evil anyway, if it's promoted as a remedy for a fatal disease, and the patient thus abandons a 'traditional' therapy (for malaria, for example - also here and here, but ironically, this).

So I'll probably stick to the science-based conclusions. Funnily enough, in this domain I see a parallel with faith, which will be difficult for generation-Xers to swallow: My experience is not sufficient to invalidate the truth.

That's what a theologian will tell you, with regard to the Bible: the fact that 'the Lord told you' to divorce your wife and marry someone younger does not hold water when confronted with what the Bible says on the matter.

And it's what a scientist will tell you about medicine: the fact that your neighbour's cousin's bad back got a bit better six months ago when she took some diluted water just doesn't weigh up compared to a controller, randomised test (see Evidence Based Medicine).

Intuition is great, but I'll take the doctor with the education, if you don't mind.

If you have the time, I thoroughly recommend this article which explains the placebo effect, and how you go about constructing tests which can eliminate it when you're trying to work out if a particular medicine actually helps or not.

Interestingly, the Australian authorities are coming to the end of a very comprehensive 'meta-study' (compiling many other studies) about the efficacy of homeopathy for a whole host of different ailments (http://edzardernst.com/2014/04/the-most-thorough-and-independent-assessment-of-homeopathy-ever/).

PS: this: http://www.tylervigen.com/

Sunday, May 11, 2014

Living it up 2 ... La belle vie 2


Dimanche matin j'avais envie d'aller assister à la messe de Pâques dans l'église du coin. Architecture intéressante: le sol de l'église est en pente..
Sunday morning I felt the urge to go to the local church for the Easter service. Interesting architecture as the floor slopes up towards the altar.


Pendant ce temps les filles ont profité de dessiner et lire sur le balcon.
Meanwhile the girls drew on the balcony.


Ensuite on a passer un moment au soleil à la place de jeu.
Then we made the most of the sun and spent a while in the play area.


Et encore un super bon repas pris au buffet à volonté, avant de retourner une dernière fois aux bains chauds.

Conclusion après ces deux jours?

"C'était trop court!".
Before going for more delicious nosh, then heading one last time to the hot baths.

Verdict at the end of the two days?

"It was too short!".

Saturday, May 10, 2014

Groves/Darby - 4

J'espère que vous prenez le temps de lire ces textes. La sagesse et perspicacité de cette lettre m'impressionnent. Ici Groves explique que nous n'avons aucune autorité pour essayer de forcer les autres à suivre notre définition d'orthodoxie, et qu'en plus c'est contreproductif, et qu'on risque de sombrer dans l'orgueil. Il continue en disant que si nous acceptons gracieusement l'autre, avec ses défauts, Dieu pourra s'occuper du reste: à travers notre témoignage, et son propre oeuvre dans le coeur de l'autre. Mais si on répudie l'autre, même avec ce qui est bon, il peut légitimement se sentir lésé.
Voici nos principes de séparation et de communion ; nous avions résolu de ne jamais essayer de convaincre les hommes à agir dans l’uniformité plus qu’ils ne se sentaient dans l'uniformité ; ni par froncements de sourcils, ni par sourires. Tout simplement parce que nous ne voyions pas que Dieu nous avait donné l’autorité d'agir de cette façon. Et l'expérience a également montré que ce n'est pas la meilleure façon d’être une bénédiction pour eux, ni d’avancer notre objectif commun d'une parfaite unité de pensée spirituelle. Au contraire, cela fournirait un prétexte à notre nature pécheresse, déguisée en autorité spirituelle et zèle pour la vérité. Dans toutes ces choses, nous voulions que notre façon d'être soit aussi brillante que la lumière, et que nos mots soient doux comme la rosée. Et s'ils devaient continuer à être en désaccord, nous demanderions à Dieu de le révéler à eux.

Maintenant, il semble que vous construisez ce qu’avant vous vouliez détruire, comme si quand vous êtes faible, vous pouvez être généreux et large, mais quand vous devenez plus fort, le véritable esprit sectaire commence à se développer. Être « un des nôtres » devient un lien plus fort que l'unité dans la puissance de la vie de Dieu dans l'âme.

Apparemment, pendant le temps que vous avez maintenu une certaine communion avec l'Église Anglicane, en participant à certaines de leurs activités auxquelles votre conscience vous autorisait, ils étaient très ouverts envers vous. Cependant, après que vous les avez entièrement rejetés, ils sont devenus très hostiles, et maintenant vous prenez cette « persécution » comme preuve que vous êtes « dans le juste », là où, auparavant, vous auriez été dans l'erreur. Pour ma part, tout ce que je vois, c'est que tant que vous vous contentiez de condamner ces choses que la vie divine en eux avait déjà reconnues comme mauvaises ; et tant que vous ne vous sépariez d'eux que dans la mesure où ils étaient séparés de Christ ; vous leur laissiez la responsabilité de se juger eux-mêmes. En même temps, vous confortiez leur sens de l'équité, en acceptant tout ce qui était vraiment du Seigneur, et en y participant, même si vous étiez fortement en désaccord avec le système dans lequel vous avez trouvé ces trésors.

Mais à partir du moment où votre position et votre langage sous-entendaient une séparation totale - à la fois du mal et du bien, et un rejet total d'eux et de leur système, sans distinction, vous avez perdu leur confiance. Et ils ont estimé qu’alors que vous étiez seulement un frère dans la maison du Père, vous avez exercé plus de pouvoir que le Père, et sans son cœur miséricordieux. En conséquence ils ont fait appel à votre Chef commun, pour les défendre et défendre leur système.

Je suis absolument convaincu que pour pouvoir vraiment parler aux consciences des autres, vous devez être perçu comme plus tolérant envers eux qu'ils ne le sont envers eux-mêmes, plutôt que moins ; ils doivent sentir que votre amour est désireux de couvrir leurs fautes, plutôt que vos yeux d'aigle ne cherchent à espionner leurs échecs.
I sure hope you are following along here. The wisdom and insight expressed in this letter really does bowl me over. Groves is explaining that there's we have no remit for trying for force people into 'orthodoxy', and also, that it doesn't work and is potentially dangerous for our own pride. He goes on to say that if you graciously accept that which you can, God can take care of the rest both through your example and their conscience. But if you 'separate', they can be justifiably hurt by your rejection of that which is good.
These were our principles of separation and communion; we had resolved never to try to get men to act in UNIFORMITY more than they FELT IN UNIFORMITY; neither by frowns, nor smiles. Simply because we didn’t see that God had given us any authority to act in this way, and experience also indicated that it wasn’t the best way of proving a blessing to them; nor would it advance our common aim of perfect spiritual uniformity of judgement. But it would give an excuse for our sinful nature, disguised as spiritual authority and zeal for the truth. In all these things, we wanted our way to be as bright as the light, and our words to drop silently like dew. And if they should continue to disagree, we would ask God to reveal it to them.

Now, it seems that you are building what you previously set out to destroy: as if when you are weak you can be liberal and large, but when you become stronger, the true sectarian spirit starts to develop. Being “one of us” becomes a stronger bond than oneness in the power of the life of God in the soul.

Apparently, during the time that you maintained some communion with the Church of England, by participating in any of their activities where your conscience allowed, they were very open to you. However, after you rejected them entirely, they were very resentful, and you take this ‘persecution’ as proof that you are now ‘in the right’, where previously you now say you were in the wrong. For my part, all I see is that while you contented yourself with only condemning those things which the divine life within them already recognised as wrong; and while you only separated from them as far as they were separated from Christ, you left to them the responsibility of judging themselves. At the same time, you satisfied their sense of fairness, by accepting all that was really of the Lord, and sharing in it, even though you strongly disagreed with the system in which you found these treasures.

But from the moment your stance and language implied total separation – both from evil and good – and a total rejection of them and their system, without distinction, you lost their confidence. And they felt that though you were only a brother in the Father’s house, you exercised more power than the Father, without the Father’s heart of mercy. In consequence they appealed to your common Head, for themselves and for their systems.

I am absolutely convinced that to have real power in speaking to other people’s consciences, you must be seen to be more tolerant towards them than they are to themselves, rather than less; that your love is eager to cover their faults, rather than your eagle eyes looking to spy out their failings.

Groves/Darby - 1
Groves/Darby - 2
Groves/Darby - 3
Groves/Darby - 4
Groves/Darby - 5

Friday, May 09, 2014

Living it up 1 ... La belle vie


A Pâques nous avons eu le privilège et le plaisir de passer une nuit et deux jours dans un hôtel 'haut de gamme'. Avec repas inclus, dans le restaurant. Santé!
At Easter we had the privilege and pleasure of staying in a posh hotel for a night and two days. This included eating in the swanky restaurant. Cheers!


Un peu trop de télé.
Mildly overdosing on rubbish telly.


Il y avait un tunnel pour relier aux bains chauds, donc on pouvait y aller en robe de chambre.
Going to the adjoining hot baths in our dressing gowns (via a specially built tunnel).


Et il y avait un sacré dégustation de vin sur le menu!
And doing some serious wine tasting!