(You can choose or or both)

Friday, October 31, 2014


Je crois assez que l'ennui favorise la créativité, donc j'essaie de limiter le "temps d'écran". Actuellement, les mardis et vendredis soirs sont nos soirées 'film en famille".

Pendant les vacances, Olga et Matteo sont venus pour un 'pyjama party', alors j'ai dû laissé ma place sur le canapé :)
I strongly believe that boredom is the mother of invention, so I aim to keep screen time to a minimum. Currently Tuesday and Friday evenings are the official 'family film' moments (though I can't vouch for what happens when I'm not at home...). The other day, Olga and Matteo came for a stay-over, so I had to give up my place on the settee :)

Thursday, October 30, 2014


Vevey se donne comme sous-titre 'Ville d'Images'. J'ai toujours trouvé ça un peu prétentieux, mais le festival d'images cette année avait quelques éléments vraiment sympa à explorer: dont cette façade de maison, à l'horizontal, refletée dans un miroir. Petits et grands s'amusaient, et j'étais impressionné par l'inventivité des enfants et leur capacité à se projeter dans la verticalité pour créer des situations de 'suspense'.
Vevey calls itself 'Ville d'Images', which I've always thought is a slightly pretentious title (Ville sold out to Nestlé would be far more accurate...), but the recent 'Festival d'Images' had some good bits: including this fake horizontal house, reflected in a mirror. Kids and adults had a whale of a time playing on it, and I was impressed by the children's ability to think up 'suspenseful' situations and translate them into horizontal positions.

Wednesday, October 29, 2014

Back too basics ... Retour aux photos

Voilà, un peu trop de politique ici ces derniers temps, et pas assez de photos!

Voilà, il y a un mois j'ai pris un jour de congé pour aller marche en montagne avec un cher ami. C'est la deuxième fois cette année (normalement c'est plutôt tous les 2 ans!). Et pour la deuxième fois on avait la tête dans les nuages - cette photo a été prise après le 'dégagement'.

On a fait le Chasseron depuis le Col des Etroits, en rentrant par un vieux chemin qui suit la frontière Vaud/Neuchâtel. C'était fascinant de voir des bornes là haut dans (ce qui est maintenant) la brousse.
Too much politics here lately, and not enough photos, methinks. Been having problems with Picasa...

About a month ago, I took a day off to go walking in the mountains with a dear friend. It's the second time this year (previously we've gone about once every two years). And both times we've had our 'heads in the clouds'. This photo was after the cloud went away!

Do love to walk and talk. Still with my old Daisy Roots from when I was 18. And my twisty walking stick from youth club days.

Saturday, October 25, 2014


Seen here.

Sceal wif ond wer in woruld cennan
bearn mid gebyrdum. Beam sceal on eorðan
leafum liþan, leomu gnornian.
Fus sceal feran, fæge sweltan
ond dogra gehwam ymb gedal sacan

A woman and man must bring into the world
a child by birth. A tree on the earth must
lose its leaves; the branches mourn.
Those who are ready must go; the doomed die
and every day struggle against their departure
from the world.

Friday, October 24, 2014

Making friends ... Se faire des amis

Apparemment la Suisse est le meilleur endroit au monde pour habiter.

Je ne dirais pas le contraire.

Cependant, regardez bien.
Switzerland is allegedly the best place in the world to live.

I don't dispute that, but...
See for yourself

Thursday, October 23, 2014

Nuclear sense, by the BBC!

The first part of the article is about Uranium, but then follows with a discussion about nuclear power:

"His argument is that even if we could build enough wind turbines and install enough solar panels to meet demand, we'd still need an alternative for when the sun isn't shining or the wind isn't blowing. We don't yet have the technology to store large amounts of power, so typically that means firing up expensive and polluting gas-fired power stations."

"To generate the same amount of power, a coal-fired power station would have had to have burned something like 40m tonnes of coal. That would, in turn, have meant the emission of around 150m tonnes of CO2. The CO2 emissions are so much higher because coal is up to 80% carbon and, when CO2 is created, each carbon atom combines with two heavier oxygen atoms."

"Lynas, for instance, argues there is no evidence of anyone dying from radiation at Fukushima and that more people die each day from coal pollution than have been killed by nuclear power during its 50 years of operation."

It's not all rosy and pro-, the other side of the argument is also presented (though obviously not convincingly, to me).

Wednesday, October 22, 2014

iMonk update

It's been a while since I quoted anything from the beloved monk.

Here are a two lovely quotes from a recent article:

"I need a savior, not a set of facts."

"As Robert Capon says, if the world could be saved by good advice, it would have been saved ten minutes after Moses came back from Mt. Sinai."

And three articles by people who've 'converted' to Catholicism. Very interesting to see the different thought processes, resistance and viewpoints.

I Fought the Church and the Church Won
The Crossroads
Crossing Over

Monday, October 20, 2014

Saturday, October 18, 2014

Growing, going ... Grandir, s'en aller

"OK, cette fois-ci je tiens ta nuque au lieu du guidon"
"Ne lâche pas!"
"Ca va, je ne lâche pas"
"Je n'ai pas lâché, t'inquiète pas, tu fais ça très bien"
"Bon, maintenant je lâche pendant juste une seconde, ça va?"
"Ca va"
"Maintenant un peu plus long... ça a été?"
"Oui, mais tu restes avec moi, d'accord?"
"D'accord, je suis toujours là, mais je pense que tu peux faire toute seule, tu me dis quand t'es prête"

Et je m'arrête, et la vois partir vers l'horizon, et une vague existentiel déferle sur moi.

Voilà la vie, voilà l'avenir, voilà ce que c'est, être parent.

Il va falloir que je me trouve une nouvelle vocation...

(Désolé, photo piochée sur internet)

"OK, this time I'll just hold the back of your neck instead of the handlebars"
"But don't let go!"
"It's OK, I'm not letting go"
"I didn't let go, don't worry, you'll be fine"
"You're doing really well, I'm just going to let go for one second, OK?"
"Now a bit longer... How was that?"
"OK, but stay next to me, OK?"
"Yes, I'm right here, but I think you've got it now, tell me when you're ready"

And I stand still, watch her pedal off towards the horizon and suddenly have an 'existential moment'.

This is it, this is the future, this is what it's all about, this parenting thing.

Gonna have to find myself a new vocation...
(Sorry, stock photo off the internet).

Thursday, October 16, 2014


Je me suis inscrit assez tôt sur le projet Kano, et il y a quelques semaines nous avons reçu notre belle boîte orange remplie de trésors. C'était vite fait de tout brancher, en suivant les instructions, mais on est resté un peu bloqué avec un problème de souris dans Minecraft que je n'ai pas encore pris le temps de résoudre.

Mais ça les a motivé les deux, et c'était un peu plus facile pour moi que quand j'avais acheté juste le Pi et rien d'autre.

Entre deux, j'ai aussi mis à jour mon application 'TimeOut' qui les shoote du PC après x minutes: maintenant en répondant à des questions de maths, elles peuvent rallonger le temps disponible - quel père affreux. J'ai même acheté des réglettes Cuisinaire - super!

I was an 'early backer' of the Kano project, and a few weeks back we finally got our beautiful box of goodies. We were up and running fairly quick, but are currently stalled on some mouse problems in Minecraft which I haven't got round to sorting out properly.

Definitely got them both motivated, and a bit more spoonfeeding (for me) than when I just got the Pi on its own.

In the meantime I've updated my 'TimeOut' program (which boots them off the computer after x minutes) so that they can get extra time by solving maths problems - devious father that I am! I even bought Cuisinaire rods.

Tuesday, October 14, 2014

Climb ... Grimpe

Au week-end d'église il y avait un mur de grimpe. Elles montaient bien, mais Rebecca surtout avait beaucoup de plaisir à descendre en rappel - elle ne voulait pas lacher!
At the church weekend away there was an indoor climbing wall. The girls had a great time, but Rebecca found herself incapable of letting go to abseil back down.

Friday, October 10, 2014

Me & Mr. D ... Vivre avec M. D

Traduit depuis 'The Human Pincushion':
Juste un mois après avoir accueilli Princesse dans notre famille, nous sommes allés en voyage pour voir la famille dans le Colorado. C'était un super voyage (j'adore Colorado, je voudrais même m’installer là-bas un jour), malgré le fait qu’on a dû s'arrêter à chaque station-service sur le chemin.

En rentrant chez nous avions un invité qui s’est annoncé à l'improviste. Nous allons l'appeler M. D. J’aime bien avoir de la compagnie, mais ce gars était tout simplement malpoli. Il n'a pas averti à l’avance, il n'a pas demandé la permission, et il n'a pas vraiment mis de délai à son séjour. Le lendemain de notre retour de vacances, il s’est pointé, comme ça. Au début, c'était très bien. Ayant M. D autour était gênant parfois. Il nous a forcés à regarder la vie un peu différemment et j’ai réévalué mes habitudes alimentaires et mode de vie après qu’il a emménagé.

Mais plus il est resté, plus de bagages il a apporté. Peu importe ce que je fais, je ne peux pas me débarrasser de ce mec. Si nous sommes en train de vivre un agréable dîner en famille, il est là, en train de s’imposer. Il me dit que je ferais mieux de vérifier combien de glucides sont dans ce plat de spaghetti. Si nous allons voir un film en famille et M. D nous colle aussi, ne prend même pas la peine d'attendre une invitation. Et puis il ruine le film. Si je ne fais pas bien mes calculs M. D a tendance à me faire lever au milieu du film pour aller au snack-bar ou à la salle de bain.
Si j’ai un rendez-vous galant avec la Belle Dame - vous l'aurez deviné - M. D est là aussi. Parfois, ces rendez-vous se poursuivent à la maison et deviennent «romantique» et M. D parvient à s'insérer là aussi. Parfois, il reste là tranquillement et parfois il interrompt. M. D me suit au travail et me suit à la maison. Il gaspille mes économies et laisse des ecchymoses sur tout mon corps.

A vrai dire, M. D est un con. Il s’est approprié tout un placard dans la cuisine et a son propre rayon dans le réfrigérateur. Il y a des jours où M. D. joue l’agréable et je le remarque à peine. D’autres jours, il est espiègle et gâche tout. Ce gars n'est pas un très bon colocataire, mais nous apprenons à vivre ensemble. Parce que, à ce stade, il est assez clair qu'il n'a pas l'intention de déménager de sitôt.
Taken from 'The Human Pincushion':
Just a month after welcoming The Princess into our family we took a trip to see some family in Colorado.  It was a great trip (I love Colorado, would even like to move there some day), despite having to stop at every gas station we passed while we were there.

Upon returning home we had a houseguest show up unannounced.  We'll call him Mr D.  I'm all for having company, but this guy was just rude.  He didn't call before hand, he didn't ask permission, and he didn't really put any kind of time frame on his stay.  The day after we got home from vacation he just showed up.  At first it was fine.  Having Mr. D around was inconvenient at times.  He forced us to look at life a little differently and I re-evaluated my eating habits and lifestyle after he moved in.

But the longer he stayed, the more baggage he brought in.  No matter what I do, I can't get away from the guy.  We might be having a nice family dinner and there he is, forcing his way in.  Telling me that I better check to see how many carbs are in that spaghetti.  We go out to a movie as a family and Mr. D just tags along, doesn't even bother to wait for an invite.  And then he ruins the movie.  If I don't do my math just right Mr. D has a tendency to make get up in the middle of the movie to go to the snack bar or the bathroom.

The Pretty Lady and I might go out for a date and, you guessed it, Mr. D is there too. Sometimes those dates carry over to home and get 'romantic' and Mr. D manages to insert himself there too.  Sometimes he just sits there quietly and sometimes he interrupts.  Mr. D follows me to work and follows me back home.  He sucks up my savings and leaves bruises all over my body.

Truthfully, Mr. D is kind of a prick.  He has taken over a cupboard in our kitchen and has his own section in the fridge.  Some days Mr D. plays nice and I hardly notice he is there.  Other days he in mischievous and makes a mess of everything.  The guy is not a very good housemate, but we are learning to live together.  Because at this point it's pretty clear that he isn't planning on moving out anytime soon. 

Saturday, October 04, 2014


Sorry, a bit too geopolitical in this blog of late. Will be remedied soon.


Pending that, here are two interesting articles I happened on recently:

The NSA and me - this guy was working on the NSA before Edward Snowden was even born!

The Morality of John Rabe - A thought-provoking article about a 'good-I-think-maybe-not-but-then-again' Nazi. By Quinn Norton, here other articles are worth checking out too.

Thursday, October 02, 2014

Wednesday, October 01, 2014

Iraq ... Irak

Un excellent analyse ici.

Dix choses à surveiller lors de la guerre ISIS

La nouvelle guerre d'Obama en Irak et en Syrie va échouer. Pourquoi? Au fur et à mesure que les événements se déroulent en Irak, voici 10 choses qui en seront les preuves.

1) Gouvernement "inclusif"

La pierre angulaire de toute résolution à long terme en Irak est la formation d'un gouvernement inclusif, qui répond aux besoins des sunnites, chiites et Kurdes, donne à chacun un sentiment de participation significative, partage équitablement les revenus pétroliers, crée la sécurité pour chacun, et permet les prises de décisions futures tout en assurant que les chiites ne se glisse pas de nouveau dans une position dominante. Etant donné que le nouveau premier ministre, servant ostensible aux États-Unis et approuvé par l'Iran, est un chiite et ancien collègue de Maliki et membre du même parti politique, l'inclusion doit se manifester dans les nominations aux ministères clés et la délégation de pouvoir réel à ces ministres.

Les ministères à surveiller sont la Défense et l'Intérieur. Les deux ministères ont été utilisés comme outils de répression contre les sunnites depuis au moins 2006. Un sunnite important dans un ou les deux serait bien. Un sunnite ‘de parade’ serait mauvais. Il est très peu probable que les États-Unis permettraient deux chiites d’être choisis, mais en laissant les postes vacantes, comme elles le sont maintenant, est presque aussi mauvais. Le premier ministre Abadi reste ministre par intérim pour les ministères de la Défense et de l'Intérieur, de même que Maliki avant lui, puisque son parlement n'a pas approuvé les candidats pour les deux poste.

2) Sunnites ‘de parade’

Parmi les nombreuses erreurs des États-Unis pendant l'occupation, une était de conférer du pouvoir à des sunnites qui étaient tout simplement des profiteurs pour un dollar (ou un million de dollars), ou seulement des petits chefs qui espérait ‘grader’ avec l'aide américaine. Cela a compromis le soutient plus large des sunnites, puisque les sunnites savaient reconnaître les imposteurs, même si les Américains ne le pouvaient pas.

Des informations sur les sunnites individuels qui viennent au pouvoir seront difficiles à trouver, mais cherchez-les, puisqu’elles indiqueront si ces hommes vont améliorer ou plutôt aider à masquer la vérité sur l'inclusivité.

3) Les gestes

La plupart des gestes ne sont que ça, des déclarations vides. Tout progrès réel en Irak nécessite des actions concrètes et de fond par le gouvernement chiite; ils ont beaucoup de méfiance à surmonter parmi leurs populations sunnites et kurdes.

Les déclarations simples, mais claironné par les États-Unis comme des signes de progrès, généralement encadrées comme "il faut bien savoir marcher avant de courir», ne sont probablement que de la propagande. Une astuce employée par le gouvernement irakien pendant l'occupation était d'annoncer une chose en anglais pour les médias occidentaux, et ne rien dire, ou dire quelque chose tout à fait différente, dans leurs propres médias. Si possible, vérifier les sources d'information avec les arabophones sur le terrain en Irak. Je recommande prashantrao, @ JoelWing2, reidarvisser, iraqbiznews, tarangoNYT, LizSly, iraqoilreport, et juste pour rire, USEmbBaghdad.

Un grand coup serait de permettre à l'ancien vice-président sunnite Tarek al-Hachémi  - qui reste en exil sous un arrêt de mort promulgé par Maliki – de revenir,  mais c'est un geste improbable. Un coup énorme serait de lui donner une place dans le nouveau gouvernement. Ce n’est pas un ange, mais cela garantirait l'attention des sunnites.

4) Faire la guerre

Tout signe que la milice chiite est en cours d’être retirée des champs de bataille serait bon. Des exemples où ils ciblent des sunnites à Bagdad ou ailleurs seraient mauvais. Des exemples de ce qui reste de l'armée irakienne en train de se battre vraiment côte-à-côte avec les peshmergas, plutôt que de se battre à proximité pendant que les Américains font en sorte que tout le monde joue bien ensemble, sont bons. Des unités sunnites à un endroit, des chiites à un autre, et les Kurdes dans un troisième sont de mauvais signes. Toute force appelée "Garde nationale" est juste une milice rebaptisée. Ne vous laissez pas laisser berner par des épisodes de vitrine, comme lorsque le CNN se trouve comme par hasard être sur place juste au moment où une unité chiite aide une unité kurde.

Bien sûr, quand ISIS envahit une base de l'armée irakienne près de Bagdad et exécute 300 troupes gouvernementales comme ils l'ont fait récemment, et la puissance de l'air des États-Unis est en quelque sorte incapable d'intervenir, c’est mauvais signe. Même chose pour des attentats ISIS signalés à l'intérieur de Bagdad ville.

Regardez les revendications de victoire avec soin. Beaucoup de petites villes changeront de mains, surtout si ISIS suit les règles de bases de l’insurrection : de se replier temporairement face à des forces supérieurs. Jusqu’à ce que le gouvernement irakien contrôle réellement Mossoul, et surtout Falloujah, il y a encore un long chemin à parcourir dans cette lutte.

5) Bombardement États-Unis

Plus de "succès" américains plus en plus près de Bagdad sont mauvais, surtout au sud de la ville où il existe encore des frontières sunnites-chiites. Comment sera géré l’inévitable «dommage collatéral» et / ou erreur de bombardement qui démolit une école ou un hôpital est très important. Le gouvernement chiite doit garder une population méfiante au moins neutre à l'égard des Américains. Il y a un grand groupe de personnes à l'intérieur de l'Irak qui croient ISIS est une création de la CIA visant à créer un causus belli pour les forces américaines de réintégrer l'Irak.

D’avantage de vidéos de bombes intelligentes en train d’exploser des Toyota ISIS ou des mortiers individuels est mauvais, et signale qu'il y a peu de choses à faire sauter pour changer les circonstances. Plus d’avions américain basés en Irak est un signe que les Etats-Unis vont peut-être obtenir ces bases permanentes, qu’ils ont toujours voulu, et a probablement très peu à voir avec la résolution réussie du conflit en soi. Il ne fera qu'ajouter à la méfiance irakien des intentions de l'Amérique.

Un autre mauvais signe: baser des avions américains dans le pays, comme c'est le cas maintenant près d'Erbil et à l'intérieur de l'aéroport international de Bagdad avec un petit nombre d'hélicoptères. Cela signifie un "cortège" : qui comprend des équipes d’entretien et armuriers américains sur le terrain, le personnel pour les nourrir et de les protéger, et les envois de munitions et de pièces de rechange. Chaque personne et chaque avion devient une cible vulnérable qui peut étendre le conflit du jour au lendemain ; imaginez une vidéo d’un militaire américain en train d’être décapité. Ouaip, c'est encore cette pente glissante.

6) La coalition

Si les États-Unis insistent qu’un de ses «partenaires» arabes fasse des bombardements ailleurs qu’ouest de l'Irak près de la Syrie, ces sera une très mauvaise nouvelle. Personne en Irak ne veut des forces arabes lâchées à l'intérieur du pays. Le gouvernement chiite serait particulièrement troublée, étant donné combien de membres de la coalition locale viennent de nations sunnites. Il est peu probable que même les États-Unis soit assez maladroit de pousser pour cela, mais on ne sait jamais.

7) Turquie

Gardez un œil sur la Turquie, qui risque vraiment de payer la facture des actions des États-Unis. Les Turcs craignent une entité kurde puissante sur la frontière contestée avec le Kurdistan / Irak et craignent des conflits internes de sa propre population kurde. Ils se méfient des efforts américains pour donner plus d’armes et d’autonomie aux Kurdes et de les déplacer plus profondément dans la Syrie comme par procuration sur le terrain. Cela mettrait les Kurdes sur deux frontières turques. Les Turcs sont également les premières victimes de la crise des réfugiés qui est exacerbée par les bombardements américains sur la Syrie.

Tout ce que font les États-Unis pour atténuer les préoccupations turques est bon, tout le reste est mauvais.

8) L'Iran, Partie I

Iran est bien sûr le lieu où toutes les lignes se croisent en Irak, ainsi que dans la Syrie et dans tout le Moyen-Orient. Regardez tout ce que l'Iran dit ou fait.

L'influence américaine sur Bagdad est principalement achetée avec de l'argent ‘humanitaire’ (les Kurdes ont plus de besoins, principalement la protection des États-Unis et l'assurance tranquille de leur de facto statut d'autonomie vis-à-vis de Bagdad). Cependant, la puissance étrangère avec le plus d'influence sur le gouvernement irakien est l'Iran. Le premier ministre et son parti ont des liens profonds avec l'Iran, et ne feront pas de geste significatif sans l’approbation au moins tacite de Téhéran. L'Iran a financé et conserve des liens avec de nombreuses milices chiites et peut les retirer ou les relancer dans la guerre.

Comme un coup de chapeau à l'Iran, qui soutient Assad en Syrie, le Premier ministre irakien Abadi a parlé en termes que légèrement codés de son soutien à Assad: "En tant que voisin, je ne veux pas participer à la désintégration de la Syrie ou à la diminution de sa souveraineté".

9) L'Iran, Partie II

Et tandis que les Etats-Unis et l'Iran sont apparemment du même côté, en la lutte contre ISIS, leurs objectifs sont très, très différent. Les États-Unis cherchent une sorte de gouvernement d'union nationale en Irak et à maintenir l'influence américaine, alors que l'Iran cherche à soutenir un gouvernement chiite puissant et maintenir l'influence iranienne. La coopération américano-iranienne va inévitablement vers un conflit.

Iran utilise également l'Irak pour ses objectifs plus vastes dans la région. Comme un exemple de comment les choses peuvent être en pagaie, l'Iran et les Etats-Unis partagent le même espace aérien irakien. Cependant, l'Iran utilise pour envoyer des armes à Assad en Syrie, tandis que les Etats-Unis utilisent l'espace aérien pour bombarder les rebelles syriens opposés à Assad. C'est beaucoup plus qu'un autre cas où la politique des ménages étranges; c’est un indicateur de la pensée quasi-totalement court terme d'Obama.

10) Iran, Partie III

L'Iran a ouvertement posé ces bottes sur le terrain pour la lutte. Iran, le pouvoir qui n’a jamais quitté l'Irak, a de la crédibilité sur le terrain avec les chiites, et effraie à mort les sunnites et les kurdes, qui savent qu’un jour les Etats-Unis vont de nouveau partir, alors que les Iraniens vont partager au moins une frontière avec eux pour toujours.

Bien qu'il n'y ait aucun doute que les Etats-Unis et l'Iran parlent via un canal discret, des discussions ouvertes seraient un très bon signe. Un mauvais signe serait des frictions au tour de la question nucléaire. Les États-Unis peuvent, pour des raisons de politique intérieure, essayer bêtement de séparer les questions Iran-Irak et Iran-nucléaire, mais en Iran il n'y a pas de séparation; les deux font partie de la super-question des relations américano-iraniennes.

Ce que fait l'Iran va influencer le combat en Irak autant que n'importe quel autre facteur. Il est susceptible d'être le point clé de l'échec du plan Obama. Surveillez-le de près.
Cited in full from The American Conservative, in case of link rot:

Ten Things to Watch for in the ISIS War

A guide to the spin, empty gestures, and behind-the-scene players that will determine the fate of America's re-entry into Iraq.
By Peter Van Buren

Obama’s new war in Iraq and Syria will fail. Why? As events tumble forward in Iraq, here are 10 things to keep an eye on that will tell the tale.

1) “Inclusive” Government
A cornerstone of any longer-term resolution in Iraq is the formation of an inclusive government, one that addresses the needs of Sunnis, Shia, and Kurds, gives each a sense of substantive participation, equitably shares oil revenues, creates safety for each, and allows future decision-making to take place while assuring the Shias do not slink back into dominance. Since the new prime minister, ostensible handmaiden to the U.S. and approved by Iran, is a Shia and former colleague of Maliki and member of the same political party, inclusiveness falls to appointments to key ministries and the delegation of real power to those ministers.

The ministries to watch are Defense and Interior. Both ministries have been used as tools of repression against Sunnis since at least 2006. A key Sunni in one or both is good. A “for show” Sunni is bad. It is highly unlikely the U.S. will allow two Shias to be chosen, but leaving the posts empty, as they are now, is nearly as bad. Prime Minister Abadi remains acting minister for the Ministries of Defense and Interior, as did Maliki before him, since his parliament has failed to approve candidates for either post.

2) For-Show Sunnis
Of the many mistakes the U.S. made during the Occupation, one was the empowerment of Sunnis who were simply carpetbaggers out for a buck (or a million bucks), or just lesser leaders hoping to move up with U.S. help. This undermined broader support, as the Sunni people knew who the fakes were even if the Americans didn’t.
Information on individual Sunnis who come to some power will be hard to find, but look for it, as it will make clear whether such men will add to or help mask the truth about inclusiveness.

3) Gestures
Most gestures are just that, empty statements. Any real progress in Iraq requires concrete, substantive action by the Shia government; they have a lot of distrust to overcome among their Sunni and Kurd populations.
Simple statements, however trumpeted by the U.S. as signs of progress, typically framed as “you have to walk before you run,” are likely just propaganda. A trick employed by the Iraqi government during the Occupation was to announce one thing in English to the Western media, and say nothing, or say something quite different, in their own media. If possible, check news sources with Arabic speakers on the ground in Iraq. I recommend @prashantrao, @JoelWing2, @reidarvisser, @iraqbiznews, @tarangoNYT, @LizSly, @iraqoilreport, and just for laughs, @USEmbBaghdad.
Allowing the former Sunni Vice President Tariq al-Hashemi, who remains in exile under a Maliki-issued death warrant, to return would be a big deal, but is an unlikely gesture. A huge deal: give him a place in the new government. He’s no angel, but it will get the Sunnis’ attention.

4) War-Making
Any signs that Shia militia are being reined in off the battlefield are good. Examples of them targeting Sunnis in Baghdad or elsewhere are bad. Examples of whatever remains of the Iraqi military proper really fighting with the peshmerga, as opposed to fighting nearby while the Americans make everyone play nice together, are good. Sunni units fighting in one place, Shia in another, and Kurds in a third are bad signs. Any force called a “National Guard” is just a re-branded militia. Don’t be fooled by showcase episodes, such as when CNN just happens to be embedded just as a Shia unit helps out a Kurdish unit.
Of course, when ISIS overruns an Iraqi Army base near Baghdad and executes 300 government troops as they did recently, and U.S. air power is somehow unable to intervene, that is a bad turn. Same for reported ISIS bombings inside Baghdad city.
Watch claims of victory carefully. Many small towns will change hands, especially if ISIS follows Insurgency 101 tactics of just temporarily melting away when faced with bad odds. Unless and until the Iraqi government actually controls Mosul, and especially Fallujah, there is still a long way to go in this struggle.

5) U.S. Bombing
More U.S. “successes” closer and closer to Baghdad are bad, especially south of the city where Sunni-Shia seams still exist. How the inevitable “collateral damage” and/or bombing mistake that takes out a school or hospital is handled will be very important. The Shia government has to keep a wary population at least neutral toward the Americans. There is a large group of people inside Iraq who believe ISIS is a CIA creation designed to create a causus belli for American forces to re-enter Iraq.
More war porn video of smart bombs snuffing ISIS Toyotas or individual mortars is bad, signalling that there is little to blow up that makes any difference. More U.S. aircraft being based inside Iraq is a sign that the U.S. may get those permanent bases it has always wanted, and likely has little to do with the conflict’s successful resolution per se. It is also will only add to Iraqi mistrust of America’s intentions.
Another bad sign: basing American aircraft in-country, as is happening now near Erbil and inside Baghdad International Airport with a small number of helicopters. This means a long “tail.” That tail includes U.S. maintenance and armorers on the ground, staff to feed and protect them, and shipments of bombs and spare parts. Every person and plane becomes a vulnerable target that can expand the conflict overnight—imagine a service member beheaded on video. Yep, it is that slippery slope again.

6) That Coalition
If the U.S. insists on any of its Arab “partners” doing any bombing outside western Iraq near Syria, it will be bad news. No one in Iraq wants Arab forces loose inside the country. The Shia government would be especially troubled, given how much of the local coalition comes from Sunni nations. It is unlikely even the U.S. is clumsy enough to push for this, but you never know.

7) Turkey
Keep an eye on Turkey, who is shaping up to really get the fuzzy end of the lollipop because of U.S. efforts. The Turks fear a powerful Kurdish entity on the disputed border with Kurdistan/Iraq and fear internal strife from its own restive Kurdish population. They are wary of U.S. efforts to further arm and empower Kurds and move them deeper into Syria as proxy boots on the ground. That would put the Kurds on two Turkish borders. The Turks are also bearing the brunt of the pumped up refugee crisis the U.S. is creating by bombing Syria.
Anything the U.S. does to alleviate Turkish concerns is good, anything else is bad.

8) Iran, Part I
Iran of course is the place where all the lines intersect in Iraq, as well as in Syria and throughout the Middle East. Watch everything Iran says or does.
American influence over Baghdad is mostly bought with “aid” money (the Kurds have more needs, primarily U.S. protection and quiet assurances of their de facto autonomous status vis-a-vis Baghdad.) However, the foreign power with the most influence over the Iraqi government is Iran. The prime minister and his party have deep ties to Iran, and won’t make a significant move without at least tacit approval from Tehran. Iran has funded and retains connections with many Shia militias and can reel them in or push them out into the war.
As a tip of the hat to Iran, which supports Assad in Syria, Iraqi Prime Minister Abadi spoke in only lightly-coded terms of his support for Assad: “As a neighbor, I don’t want to be party to the disintegration of Syria or to have diminished sovereignty of Syria.”

9) Iran, Part II
And while the U.S. and Iran are ostensibly on the same side, fighting ISIS, their goals are very, very different. The U.S. seeks some sort of unity government in Iraq and to maintain American influence, while Iran seeks to support a powerful Shia government and maintain Iranian influence. The American-Iranian cooperation while inevitably come into conflict.
Iran is also using Iraq for its broader goals in the region. As an example of just how messed up things can get, Iran and the U.S. are sharing the same Iraqi airspace. However, Iran is using it to fly weapons to Syria’s Assad, while the U.S. is using the airspace to bomb rebels in Syria opposed to Assad. This is much more than another case of politics making strange bedfellows; it is an indicator of Obama’s near-total short-term thinking.

10) Iran, Part III
Iran has overtly committed those elusive boots on the ground to the struggle. Iran, as the power that did not leave Iraq, has credibility on the ground with the Shia, and scares the sweat out of Sunnis and Kurds, who know the U.S. will again depart someday while the Iranians will share at least a border with them forever.
While there is no doubt the U.S. and Iran are speaking via some back channel, overt discussions would be a very good sign. A bad sign would be pop-ups of anger over the nuclear issue. The U.S. may, for domestic political reasons, foolishly try and separate the issues of Iran-Iraq and Iran-Nukes, but inside Iran there is no such divide; both are part of the uber-issue of U.S.-Iran relations.
What Iran does will affect the struggle in Iraq as much as any other single factor. It is likely to be a key point of failure in the Obama plan. Watch for it.
Peter Van Buren blew the whistle on State Department waste and mismanagement during the Iraqi reconstruction in his first book, We Meant Well: How I Helped Lose the Battle for the Hearts and Minds of the Iraqi People.