(You can choose or or both)

Wednesday, March 08, 2017

Ecclesiastes



Sunday's summary of Ecclesiastes in eight words: Fear God and find joy in every fleeting moment.

Tuesday, March 07, 2017

No cares ... Aucun souci

"Les utopies du passé voyaient l'Homme comme des êtres heureux et insouciants. Est-ce possible qu'en réalité, être libéré des soucis du monde nous transforme en psychopathes narcissiques et ennuyés?"

Un type sur le web (pas moi).
"The utopias of the past saw Man as happy carefree beings. What if being freed from the cares of the world in fact turns everyone into bored, narcissistic psychopaths?"

- Some guy on the internet (not me)

Monday, February 27, 2017

Media

Ma réaction (qui n'a pas été publiée) à un billet sur commentaires.com au sujet de la disparition de l'Hebdo, du rôle clef que joue le journalisme pour la démocratie et qui appelle à un presse subventionné par l'état.
Je suis bien content de ne pas avoir commenté tout de suite, puisque les deux commentaires résument en grande partie - et mieux que je l'aurais fait - ce que je voulais dire.

Je n'ajouterais en complément que quelques idées:
- L'ère numérique nous a permis de découvrir qu'il y a beaucoup de gens qui aiment écrire. A tel point qu'ils le font gratuitement. Certes de qualité variable, mais pas systématiquement mauvaise non plus. Difficile dès lors pour les sources payantes de concurrencer sans offrir quelque chose en plus (mais quoi?!).

- Les médias se sont aussi discrédités, car de 'simples reporteurs', les journalistes ont commencé à se voir (ou en tout cas se présenter) comme des prêtres, ayant la tâche d'interpréter les faits pour le commun des mortels, et de pousser la société dans le 'bon sens' (selon eux).

- Avec le 'butinage' virtuel on court bien sûr le risque que le 'consommateur' ne se nourrisse que de sources qui confirment ses préjugés; mais à voir comment les médias se sont tous engouffrés têtes baissées dans les rumeurs "Trump/Poutine", on ne peut compter sur les seuls médias 'de qualité' pour avoir une vue d'ensemble. Dans ce sens, il est peut-être tout simplement irréaliste de croire qu'on puisse avoir une seule presse 'neutre' qui relate le 'true news'. Mieux vaut avoir des sources clairement engagées, et panacher soi-même.

- Là où je rejoins partiellement M. Barraud c'est pour le fameux journalisme d'investigation demandant un investissement considérable qui pourrait justifier un financement. Mais par qui? Je vois trois alternatifs: 1) L'état. Mais cela me semble très problématique, étant donné que c'est justement l'état qu'on voudrait voir investigué en tout premier! 2) Un mécène: à l'instar de 'The Intercept' qui est financé par Pierre Omidyar, fondateur de eBay. Il y a ici aussi un risque de conflit d'intérêts, mais moindre, à mon avis. 3) Le 'crowd funding' - comme par exemple sur Patreon. C'est la solution qui souffre le moins du conflit d'intérêts, mais présente d'autres problèmes: notamment la précarité, et comment se faire connaître auprès des contributeurs potentiels.
This is an unpublished comment on a post bemoaning the death of a French-Swiss weekly magazine, and proposing a state-sponsored publication to guarantee the necessary role played by journalism in the democratic process:
I am glad I did not comment right away, since the two comments summarize - better than I would have done - what I wanted to say.

I would add only a few things:
- Through the internet we have discovered that there are many people who love to write. So much so that they do it for free. Admittedly with varying quality, but not systematically bad either. This makes it difficult for news sources to justify charging without offering something extra (but what?!).

- The media have also been discredited because journalists have begun to see themselves (or at least to present themselves) as high priests, with the role of interpreting the facts for us mortals, and pushing society in the 'right' direction (according to them).

- With online 'foraging' there is of course a risk that the 'consumer' will only go to sources that confirm their prejudices; but to see how the media have run headlong into the rumours about Trump & Putin, one can't rely on 'quality' media alone to get a rounded view. In this sense, it may be simply unrealistic to believe that we can have a single 'neutral' source reporting the 'true news'. Better to have overtly committed sources, and to mix and match oneself.

- Where I partially agree with Mr Barraud is that investigative journalism calls for a considerable
time investment that could justify funding. But by whom? I see three alternatives: 1) The state. But this seems very problematic, since it is precisely the state we would like to see investigated first! 2) A patron: like 'The Intercept' funded by Pierre Omidyar, founder of eBay. There is also a potential conflict of interest here, but in my view, it is much smaller. 3) Crowd funding - as for example on Patreon. This solution  has the smallest risk of conflict of interest, but presents other problems: 'job' security, and how journalists can make themselves known to potential contributors.

Friday, February 17, 2017

Tuesday, February 14, 2017

Personality ... Personalité

Encore du copier-coller.

Aimer Dieu selon notre personnalité

J'ai lutté avec ce titre; Le terme de personnalité est plus élastique qu'une combinaison en Lycra, et l'expression aimer Dieu n'est pas beaucoup plus définitive. Mais mon point principal est ceci: Nous pouvons exprimer à juste titre notre dévouement à Dieu différemment que les autres personnes en raison des façons uniques que nous avons été façonnés par Dieu.

Quiconque a erré dans une forêt ou a passé du temps à plonger dans un récif commence à comprendre combien Dieu aime la variété. Même les fleurs et les arbres de la même espèce sont différents les uns des autres, et chaque flocon de neige a sa propre forme unique. Si cela est vrai de l'expression de Dieu de lui-même dans la création, ne sera-t-il pas aussi vrai de sa nouvelle création, dont nous faisons partie?

Quand toutes choses seront accomplies, je crois que les différences de nos personnalités, dépourvues de la conformité sociale et de notre désir de s'intégrer, seront plus prononcées que maintenant, pas moins. Nous ne serons pas des gouttes d'eau perdues dans l'océan de Dieu. Nous serons des chefs-d'œuvre uniques reflétant Son œuvre.

Même maintenant, nous devrions chérir nos différences. Quel grand artiste dessine seulement des formes à l’emporte-pièce? Comment alors ne pouvons-nous pas voir notre unicité comme la création spéciale de Dieu? Comment ne pas voir comment l'unicité du chemin de l'autre avec Dieu est quelque chose de beau et de précieux? Cessons d'essayer de faire les autres à notre image; Son image est suffisante, et a suffisamment de teintes et de facettes pour englober tous ses enfants.

En particulier, nous devons accueillir et célébrer les différentes manières dont les chrétiens expriment leur dévouement à Dieu, selon leur tempérament, leur personnalité et leur histoire. Permettez-moi d'exprimer comment je vois quelques modèles communs (bien que leurs combinaisons et expressions particulières seront presque infinies):
  • Les intellectuels aiment Dieu en formant leur esprit selon la vérité. Ils ont une pulsion intérieure pour en savoir plus sur Dieu et son monde, et détestent l'enseignement superficiel ou trompeur. Livres, magazines et conférences sont les outils que Dieu utilise pour façonner l'intellectuel. Pour l'intellectuel, toute vérité est la vérité de Dieu, et en apprenant de sa Parole et de son monde, ils sont attirés vers Lui..
  • Les activistes aiment Dieu en travaillant pour la justice et la justice sociale. Ils n’ont pas de temps pour une foi qui ne s'exprime pas dans la transformation du monde autour d'eux, et se sentent le plus proche de Dieu lors qu’ils luttent à son côté. Leur désir le plus profond est de voir "Ta volonté soit faite sur la terre, comme elle est déjà faite dans les cieux".
  • Les serviteurs aiment Dieu en aimant ceux qui sont faits à l'image de Dieu. Comme l’activiste, le serviteur ne peut imaginer un dévouement divin séparé de l'action; Contrairement à l’activiste, cette action sera plus probablement en servant personnellement les personnes dans le besoin. Ils désirent être les mains et les pieds du Christ pour les souffrants et les nécessiteux.
  • Les mystiques aiment Dieu par une ardeur intérieure que les autres ne peuvent pas comprendre. En fait, le mystique peut ne pas comprendre les variations de sa passion, tout comme un couple marié peut ne pas toujours comprendre les mêmes variations de leur relation. Mais le désir mystique d'aimer Dieu d'une manière semblable à un amour romantique (en effet, pour un mystique, l'amour romantique humain est un avant-gout et un symbole du roman divin). Rien n'apporte plus de plaisir au mystique que de rester assis en silence pendant des heures devant Dieu, contemplant la beauté de Dieu et priant des paroles d'adoration et d’abandon de soi.
  • Les enthousiastes trouvent leur amour pour Dieu exprimé le mieux dans une adoration communautaire passionnante ou intense. Il ou elle se nourrit de l'enthousiasme des autres croyants et se délecte du mystère de Dieu et du pouvoir surnaturel. Ceci, à son tour, conduit souvent à l'abandon et à la soumission à Dieu. Les expressions nouvelles et créatives du culte sont appréciées par l'enthousiaste.
  • Les naturalistes adorent Dieu par la nature. La beauté et la majesté de la création leur parlent de la beauté et de la majesté du Créateur, et ils se sentent souvent proches de Dieu tout en contemplant simplement un lac de montagne ou un coucher de soleil magnifique. Pour le naturaliste, la création physique est en effet une révélation de Dieu, et ils comprennent pleinement le mot d'ordre de Wordworth, "que la nature soit votre maître".
  • Les traditionalistes évitent le nouveau et lui préfèrent le familier; Ils trouvent une grande signification et beauté spirituelle dans les modèles du passé. Récitant un crédo utilisé pendant 1500 ans, chantant un hymne utilisé par le peuple de Dieu pendant des siècles: ceux-ci relient les traditionalistes au courant de l'histoire de l'Église et les font se sentir unis à quelque chose de plus grand qu'eux, que leur propre temps et lieu. Pour cette personne, se soumettre à une telle tradition est un acte d'humilité divine. Un traditionaliste n'est pas toujours d’une église ancienne; Un baptiste ou une adhérent d’église indépendante peut trouver leurs propres traditions aussi significatives que celles d'un anglican, même si elles sont plus récentes.
  • Les sensoriels adorent Dieu par leurs sens et prennent au sérieux le sentiment que «la beauté est la vérité, et la vérité est la beauté». Pour cette personne, l'art et la musique sont les portails vers le ciel, la façon dont Dieu brille dans un monde sombre. Ils constatent que l'architecture et le décor de leur lieu de culte affectent grandement leur adoration de Dieu, et rien ne leur apporte une plus grande satisfaction spirituelle que d'embrasser, voire de créer, la beauté. Un sensoriel qui valorise aussi la tradition sera très dévoué à la liturgie.
Je ne voudrais pas pour un instant prétendre que cette liste est exhaustive ou définitive. Je ne pense pas non plus que la plupart des gens s'insèrent parfaitement dans un seul tempérament. J’entends simplement qu'en 2000 ans de tradition chrétienne, un certain nombre de façons toutes également valables d'aimer Dieu et de suivre le Christ sont devenus évidents. Au mieux, ces courants de la tradition équilibreront et se corrigeront, car chacun a ses propres forces et faiblesses. À tout le moins, accueillons le fait que chaque chrétien ne doit pas forcément voir et penser comme nous le faisons, et les églises n’adorent pas toutes Dieu de la même manière. Dieu est toujours plus grand que notre église, et plus grand que notre compréhension de ce que signifie l'aimer.

Car le Christ joue dans dix mille lieux
Beau dans la forme, et beau aux yeux qui ne sont pas les siens
(Gerard Manley Hopkins)

Où vous placeriez-vous? Ou envisagez-vous différentes catégories?

Resorting to copy-paste again, sorry!

Loving God According to our Personality

I struggled with this title; the term personality is more elastic than a spandex jumpsuit, and the phrase loving God is not much more definitive.  But my main point is this: We rightly express our devotion to God differently than other people because of the unique ways we have been shaped by God.  

Anyone who has wandered through a forest or spent time snorkeling at a reef begins to realize how much God loves variety.  Even flowers and trees of the same species are different from each other, and every snowflake has its own unique shape.  If this is true of God’s expression of Himself in creation, will not it also be true of His New Creation, of which we are a part?

When all things are fulfilled, I believe the differences of our personalities, unencumbered by social conformity and our desire to fit in, will be more pronounced than now, not less. We will not be drops of water lost in the ocean of God.  We will be unique masterpieces reflecting His work.

Even now we should embrace our differences. What great artist designs only cookie-cutter shapes?  How then can we not see our uniqueness as the special creation of God?  How can we not see how the uniqueness of the other person’s walk with God is something beautiful and valuable?  Let us cease trying to make others in our image; His image is quite sufficient, and has enough hues and facets to embrace all His children.

In particular, we should embrace and celebrate the different ways Christians express their devotion to God, according to their temperament, personality and history.  Allow me to express how I see some common patterns (though their combinations and particular expressions will be almost infinite):
  • Intellectuals love God by forming their mind according to truth. They have an inner drive to know more about God and His world, and abhor shallow or misleading teaching.  Books, magazines, and lectures are the tools God uses to shape the intellectual. For the intellectual all truth is God’s truth, and in learning of His Word and His world they are drawn towards Him.
  • Activists love God by working for righteousness and societal justice.  They are impatient with a faith that does not express itself in transforming the world around them, and feel closest to God when fighting His battles.  Their deepest desire is to see “Your will be done on earth, even as it is already done in heaven”.
  • Servants love God by loving those made in God’s image.  Like the activist, the servant cannot imagine a God-devotion divorced from action; unlike the activist, this action will more likely be in personally serving those in need. They long to be the hands and feet of Christ to the suffering and needy.
  • Mystics love God through an inner ardor that others may not understand. In fact, the mystic may not understand the waxing and waning of their passion, just as a married couple may not always understand the same waxing and waning of their romance.  But the mystic desire to love God in a way similar to a romantic love (indeed, for a mystic, human romantic love is a foretaste and symbol of the divine romance).  Nothing brings the mystic more pleasure than to sit in utter silence for hours before God, contemplating the beauty of God, and praying words of adoration and surrender.
  • Enthusiasts find their love for God best expressed in exciting or intense corporate worship. He or she feeds off the enthusiasm of other believers and revels in God’s mystery and supernatural power. This, in turn, often ushers in surrender and submission to God. New and creative expressions of worship are prized by the enthusiast.
  • Naturalists worship God through nature. The beauty and majesty of creation speak to them of the beauty and majesty of the Creator, and they often feel closest to God while simple contemplating a mountain lake or a magnificent sunset. For the naturalist, the physical creation is indeed a revelation of God, and they fully understand Wordworth’s admonition, “let nature be your teacher”.
  • Traditionalists eschew the new for the familiar; they find great meaning and spiritual beauty in the patterns of the past.  Reciting a creed used for 1500 years, singing a hymn used by God’s people for centuries: these connect the traditionalist to the stream of Church history, and make them feel united to something greater than themselves or their own time and place. For this person, submitting to such tradition is an act of godly humility. A traditionalist is not always High-Church; A Baptist or Church of Christ adherent can find their own traditions as meaningful as an Anglican’s, even if of more recent vintage.
  • Sensates worship God through their senses and take seriously the sentiment that “beauty is truth, and truth is beauty”.   For this person, art and music are the portals to heaven, the way that God shines in a dark world.  They find the architecture and appointments of their house of worship greatly affect their worship to God, and nothing brings them greater spiritual fulfillment than to embrace, or even create, beauty. A sensate who also values tradition will be very devoted to liturgy.
Not for a minute would I suggest this list is exhaustive or definitive.  Nor do I think most people fit neatly into only one temperament.  My point is that in 2000 years of Christian tradition, a number of equally valid ways of loving God and following Christ have become evident. At best, these streams of tradition will balance and correct each other, for each has its own strengths and weaknesses.  At the very least, let us embrace the fact that not every Christian has to look and think like we do, and not every church worship God in the same way.  God is always bigger than our church, and bigger than our understanding of what it means to love Him.

For Christ plays in ten thousand places
Lovely in form, and lovely in eyes not his
(Gerard Manley Hopkins)


Where would you place yourself? Or would you come up with different categories?

Friday, January 27, 2017

Apologetic apologetics


Cette fois-ci il fallait absolument que je vous le traduise (original).

Je dois l’avouer. Je n'ai pas d’apologétique.

On ne peut pas défendre Dieu. Il n'y a aucune preuve que son chemin est juste. Pour ce faire, il faudrait que je comprenne Dieu, que je puisse justifier les prétentions de vérité que ma foi m'appelle à croire.

Je peux expliquer assez bien ce que je crois. Je peux démontrer jusqu'à un certain point que ma foi est raisonnable et non pas des illusions de fou. Mais je ne peux rien prouver. Je n’ai pas de défense indiscutable. Je ne peux pas faire campagne pour Jésus sur la base de la certitude.

Vous voyez, toutes les «preuves» sont ambigües. Elles peuvent être interprétées de diverses manières. Ce qui convainc une personne à croire peut amener une autre à avoir de sérieux doutes.

Même la pierre angulaire dans l'histoire de notre foi - la résurrection de Jésus - n'était pas ce qu’on pourrait appeler un évènement public. Elle a été découverte de façon inattendue par quelques personnes ordinaires dans l'aube brumeuse du matin de Pâques. Toutes les apparitions de Jésus étaient réservées aux personnes qui sont devenues ses témoins. C'est à leurs paroles que nous devons faire confiance. Je suis convaincu qu'ils étaient dignes de confiance et qu'ils n'avaient aucune raison d'inventer une histoire si fantastique, mais je comprends que d’autres pourraient avoir des doutes.

Je suppose que ceci est la raison pour laquelle certains chrétiens ressentent le besoin de postuler l’inerrance de la Bible, une révélation pleinement digne de confiance directement de la bouche de Dieu qui démontre en termes incontournables que c'est la VÉRITÉ™. Ainsi, tout ce que nous avons à faire c’est d'ouvrir le livre et – le voilà! - un fondement sûr et certain pour nos croyances. Mais même si cela procure un sentiment de sécurité chez les croyants, en réalité cela crée encore une autre proposition que les chrétiens doivent défendre. Prouver la perfection divine de la Bible exige des efforts herculéens et, comme les siècles de disputes sur la nature, le sens et l'interprétation des Écritures démontrent, la preuve ici aussi est trouble.

Donc, je n'ai pas vraiment d’apologétique. Au mieux, c'est ambigu.

L'autre jour, je pensais aux bergers dans l'histoire de Noël dans Luc. Ils devaient certainement avoir un sentiment de certitude. Surement ce qu'ils ont vécu était tellement sans ambigüité, si transformatrice, qu'ils ont vécu le reste de leur vie dans l'assurance de la foi. Surement que Dieu s’était prouvé à eux. Ils ont vu les anges! Ils ont entendu l'évangile annoncé directement du ciel! Ils ont vu le bébé Jésus dans la chair!

Cependant, parfois je me demande ce qui est arrivé après. L'Évangile nous dit qu'ils sont retournés travailler plus tard cette nuit-là. Nous n'en entendons plus jamais parler. Comment était-ce pour ces bergers une semaine plus tard? Après un mois? Dix ou vingt ans? Je ne sais pas s'ils étaient présents quand Jésus est allé dans toute la Judée proclamer le Royaume. Je voudrais croire que leur foi a été confirmée et renforcée au cours des années, peut-être par des rencontres personnelles avec Jésus dans son ministère.

En même temps, il est possible qu'ils n’aient plus beaucoup entendu parler de Jésus, peut-être même pour tout le reste de leur jours. Si oui, qu'est-ce que ce long silence leur aurait communiqué? Sur la base du message de l'ange, ils auraient attendu, tôt ou tard, qu’un fils de David monte sur le trône à Jérusalem, apportant une paix durable et les délivrant de leurs ennemis. Un accomplissement sans ambigüité de la promesse de Dieu. Mais même s'ils ont fait partie de la foule et suivi Jésus autour de la Judée et de la Galilée, ils n'ont jamais vu cela arriver, n'est-ce pas? Comment pourraient-ils réconcilier cette grande annonce de naissance avec la réalité des années plus tard - un rabbin itinérant avec nulle part pour poser sa tête? Et puis, la croix? Vous parlez d’un roi ! D’un trône !

Tout cela est pure spéculation, bien sûr, mais je pense que cela illustre mon propos: À mon avis, les chrétiens (et je me compte dedans) ont été beaucoup trop suffisant en parlant de Jésus et de notre foi. Comme s'il s'agissait d'avoir un sentiment de certitude qui nous porte merveilleusement à travers la vie. Comme si ce que nous croyons et les raisons que nous croyons sont si claires, si transparentes, si sans ambigüité que nous ne pouvons pas imaginer que d’autres seraient incapables de le voir.

J'ai eu un réveil spirituel au lycée, qui a été inspiré par les relations que j'ai développées avec un groupe de jeunes chrétiens à l'école et à l'église. Ce que j'ai aimé chez eux, c'est qu'ils étaient vrais. J'ai vu leurs imperfections et pouvais démolir leurs raisonnements. Mais je ne pouvais pas passer à côté de leur joie, leur confiance que la vie valait la peine de vivre malgré les problèmes et les doutes. Il y avait quelque chose qui les maintenait en marche pour embrasser la bonté de la vie et de la foi, l'espoir et l'amour. Ils étaient incapables de l'expliquer, mais c'était là. En fin de compte, je ne pouvais résister à la mélodie que leur vie chantait pour moi.

C'est donc à cela que je reviens sans cesse. Il y a longtemps, dans une nuit sombre, j'ai entendu des anges chanter. J'ai vu le visage du Sauveur. Et c'était réel.

Mon expérience n'a pas été aussi spectaculaire que le spectacle que les bergers ont vu. Cependant, il a été tout aussi efficace pour attirer mon attention, et m'a fait changer de direction d’une façon que je suppose était aussi fou que de quitter son travail au milieu de la nuit pour aller voir un nouveau-né, en prétendant avoir reçu l’information d’une foule d’anges.

Mais alors, comme les bergers, j’ai dû revenir à la vie, la vieille vie ordinaire, la vie quotidienne.

Au fil des années, j'ai eu des raisons de douter encore et encore que cette expérience était bien réelle. Je me suis demandé si les promesses que j'avais reçues étaient authentiques, ou si ce n'était peut-être qu'un fantasme adolescent né d'hormones, de naïveté et de dynamique de groupe. Cela peut parfois devenir très ambigu.

Que les bergers aient ou non revu Jésus, je peux témoigner que depuis mon épiphanie, je l'ai rencontré de temps en temps. Mais, il n'est jamais comme que je m'attends. Il me désoriente constamment et me laisse perplexe. Plus j'essaie de définir ce qu'il est ou ce qu'il fait dans ma vie, plus je suis embrouillé. Et quand je veux en parler, je cherche maladroitement des mots pour l'expliquer, pour exprimer ce qu'il représente pour moi, des mots pour mettre le doigt sur les dons avec lesquels il a si gracieusement rempli ma vie.

Il est réel : c'est le mieux que j’arrive à faire.

Et voilà mon apologétique ambigu.

Peut-être espériez-vous lire quelque chose aujourd'hui qui résoudrait tout, qui soulagerait vos doutes, répondrait à vos questions, vous donnerait la certitude définitive.

Désolé. Je ne suis qu’un berger.

La plupart des nuits sont plutôt calmes.
Internet Monk, not your typical Sunday morning fare.

I confess. I have no apologetic.

There is no defending God. There is no proving his way is right. To do so would require that I understand God, that I can substantiate the claims of truth my faith calls me to hold.

I can explain what I believe well enough. I can demonstrate to a certain degree that my faith is reasonable and not the delusions of a crackpot. But I can’t prove anything. I can’t argue an airtight case. I can’t campaign for Jesus on a platform of certainty.

You see, all the “evidence” is ambiguous. It is capable of being interpreted in a variety of ways. What convinces one person to believe may lead another to have serious doubts.

Even the bedrock occurrence in the story of our faith — the resurrection of Jesus — was not what you would call a public event. It was unexpectedly discovered by a few common people in the hazy dawn of Easter morning. All of Jesus’ appearances were reserved for people who became his witnesses. It is their word we have to trust. I happen to be convinced that they were trustworthy and that they had no reason to invent a story so fantastic, but I can see why people might have doubts.

I suppose this is why some Christians feel the need to posit an inerrant Bible, a fully trustworthy revelation directly from the mouth of God that demonstrates in incontrovertible terms that it is TRUTH™. Thus, all we have to do is open up the book and — there it is! — a sure and certain foundation for our beliefs. However comfortable that might make believers feel, in reality it just creates another proposition Christians must defend. Proving the divine perfection of the Bible requires herculean efforts and, as centuries of dispute over Scripture’s nature, meaning, and interpretation show, the evidence here is muddy too.

So, I don’t really have an apologetic. At best, it’s ambiguous.

The other day I was thinking about the shepherds in Luke’s Christmas story. Surely they had a sense of certainty. Surely what they experienced was so unambiguous, so transformative, that they lived the rest of their lives in the assurance of faith. Surely God had proven himself to them. They beheld the angel hosts! They heard the gospel announced directly from heaven! They saw the baby Jesus in the flesh!

However, sometimes I wonder what happened next. The Gospel tells us they went back to work later that night. We never hear from them again. What was it like for the shepherds a week later? a month? ten or twenty years? I don’t know if they were around when Jesus went throughout Judea proclaiming the Kingdom. I’d like to think their faith was confirmed and strengthened over the years, perhaps by personal encounters with Jesus in his ministry.

On the other hand, it is possible they didn’t hear much about Jesus again, perhaps for the rest of their lives. If so, what would that long silence have communicated to them? Based on the angel’s message they would have expected, somewhere along the line, a Son of David to ascend the throne in Jerusalem, bringing lasting peace and relief from their enemies. An unambiguous fulfillment of God’s promise. But even if they did become part of the crowd and followed Jesus around Judea and Galilee, they never saw that happen, did they? How might they have reconciled that grand birth announcement with reality on the ground years later — an itinerant rabbi with nowhere to lay his head? And then, the cross? Some king. Some throne.

All this is pure speculation, of course, but I think it makes a point: In my opinion, Christians (and I include myself) have been far too cocksure in talking about Jesus and our faith. As though it’s about having a sense of certainty that carries us blissfully through life. As though what we believe and the reasons we believe are so clear, so transparent, so unambiguous that we just can’t imagine others being unable to see it.

I had a spiritual awakening in high school, and it was prompted by relationships I developed with a group of Christian young people in school and church. What I liked about them was that they were real. I saw their imperfections and could blow holes through their arguments. But I couldn’t get past their joy, their belief that life was worth living in spite of problems and doubts. There was something that kept them moving forward to embrace the goodness of life and faith and hope and love. They were pitiful at trying to explain it, but it was there. Ultimately, I found I couldn’t resist the song their lives sang to me.

So this is what I keep coming back to. Sometime long ago, on a dark night I heard angels sing. I saw the face of the Savior. And it was real.

My experience wasn’t nearly as spectacular as the show the shepherds witnessed. However, it just as effectively got my attention and caused me to change direction in ways that I suppose were as crazy as leaving your job in the middle of the night to go see a stranger’s newborn baby, and claiming you heard the news from angels.

But then, like the shepherds, I had to return to life, plain old life, everyday life.

Through the years I’ve had reason to doubt over and over again whether that experience was real. I have wondered whether the promises I received were genuine, or whether it might not all have been some adolescent fantasy born of hormones, naiveté, and group dynamics. It can get awfully ambiguous at times.

Whether or not the shepherds ever saw Jesus again, I can testify that since my epiphany, every once and awhile along the way I have encountered him. Thing is, he’s never what I expect. He constantly confuses me and makes me scratch my head. The more I try to define what he’s all about or what he’s doing in my life, the more mixed up I become. And when I go to speak, I fumble around for words to explain him, to express what he means to me, to put my finger on the gifts with which he has so graciously filled my life.

He’s real, and that’s about the best I can do.

And there you have it. My ambiguous apologetic.

Maybe you were hoping you’d read something today that would nail it all down for you, relieve your doubts, answer your questions, make it all certain.

Sorry. Just a shepherd here.

Most nights are pretty quiet.

Thursday, January 19, 2017

Snow


Après un mois de décembre où il n'est tombé que 2mm de pluie en moyenne en Suisse (avec des feux de forêt en conséquence, en hiver!), c'était un plaisir de voir arriver la neige ces dernières semaines, même accompagné d'un froid de canard.
There was only 2mm rainfall for the whole of December, which gave rise to a forest fire in the eastern part of Switzerland. So we were doubly happy to have a lot of snow these last two weeks, even if it was followed by very cold weather.



Friday, January 13, 2017

Not that monk ... Aux moines

L'autre jour j'ai fait référence à un article trouvé sur internet. Le dernier point concernant les monastères a suscité un vif débat sur le site. Certaines personnes étaient vivement opposées, d'autres plus nuancées.

Au sein de cette discussion j'ai lu une analogie que j'aime bien, même si je ne sais pas ce que ça vaut: Que dans le contexte de l'image biblique corps/membres de l'église, les moines seraient comme la moelle épinière, enfermée dans les os, mais produisant les globules blanches essentielles à la défense de tout le corps.

Last week I quoted 12 theses from the comments on the Cranmer blog. The twelfth put the cat amongst the pigeons: there were several people who were virulently opposed to the notion that monasteries could have anything good about them. Tucked away in the ensuing debate is a little analogy which I quite like, though I don't know if it's valid.

Monks are like bone marrow: they never go out, and on the face of it are useless, but they are continually producing white blood cells, which are essential to protecting the whole body.

(This article - for once - is not from InternetMonk!)

Thursday, January 12, 2017

Nuclear fear


Watch this.

No, go on, watch it, it'll only take few minutes.

Fundamentally, Greens don't like people.

Wednesday, January 11, 2017

Bach


pendant 17 heures.
17 hours of.

New Year ... Nouvel An


Sur son 31 (c'est seulement cette année que j'ai fait le lien entre l'expression et le Réveillon... je ne sais pas si c'est etymologiquement correcte).
All dressed up and ready to go.


Ayant déjà participé au Noël à l'église, on avait dit que cette année on ne ferait pas le Réveillon à l'église. Mais finalement on a craqué.
We helped organise Christmas lunch at church, so we said we wouldn't do anything for New Year's Eve. But we ended up having second thoughts and doing it anyway.


Quelqu'un est venu faire le DJ, alors on a dansé jusqu'à 2h du matin!
A friendly DJ turned up, so we danced into the small hours.

Tuesday, January 10, 2017

Second Christmas ... Deuxième Noël


De retour en Suisse, on a droit à notre deuxième Noël, cette fois-ci avec la famille d'Italie.

Back home, we got our second Christmas, this time with family from Italy.


Air hockey avec une tante.

Air hockey with an aunt.


Coloriages avec une cousine.

Colouring with a cousin.


Rebecca ne manque jamais d'idées!

Rebecca's DIY photocopying system.

Monday, January 09, 2017

Skies ... Cieux




Les cieux proclament...
Something about proclaiming.

Sunday, January 08, 2017

Other bits ... Suite vacances


Les deux filles se sont mises au tricot, aidées de leur tante et grand-mère. (Malheureusement depuis le retour, sans le coaching ça n'a pas suivi).
Encouraged by aunty Pippa and Grandma the girls got quite into their knitting. Unfortunately they haven't quite kept up since coming back...


On a visité un tearoom intéressant qui était dans la partie avant d'une église méthodiste. C'était un concept intéressant, surtout qu'il est animé par des bénévoles de plusieurs églises de la ville.
We stopped in a coffee shop built in the front of a Methodist church. The interesting part is that volunteers from several different churches help out there.


Le souhait de madame pour ses vacances était le cheminée!
Madame's holiday wish was the open fire in the sitting room.


Une autre tradition à laquelle Kalia tenait était le fameux 'stocking' laissé pour le père Noël. A nouveau c'est tante Pippa et grand-mère qui ont assuré le coup!
Another Christmas tradition that Kalia was very keen on was stockings! It was aunty Pippa and Grandma who stood in for father Christmas.


A la place de jeu avec Pop.
At the play area with Pop.


On passé notre dernière soirée chez des amis à Cheltenham. Ici les filles avec Alexander, qui s'est montré très accessible et sympa avec les filles.
We spent the last evening with friends in Cheltenham. Here are the girls with Alexander, who was great :)


En attendant l'avion pour le retour.
Waiting for the train home.